Développement du véhicule autonome : le Gouvernement accélère

Lundi 14 mai 2018, le Gouvernement a dévoilé sa stratégie pour le développement des véhicules autonomes. C’est un enjeu majeur pour notre pays qui ne peut se permettre de prendre du retard dans ce domaine d’avenir. Depuis le début de mon mandat, c’est un sujet que je prends à bras le corps, celui des mobilités du futur qu’elles soient autonomes et/ou électriques.

Je tiens d’abord à souligner la pertinence du travail d’Anne-Marie Idrac, haute responsable au développement du véhicule autonome. Le travail rendu ce jour est le fruit de plusieurs mois de réflexion et d’échanges. J’ai eu la chance de la rencontrer à trois reprises pour faire avancer cette réflexion, dont une fois dans la Métropole Rouen Normandie, théâtre d’une expérimentation à grande échelle. J’ai pu apprécier son désir d’aboutir à une vision commune à tous les acteurs français et à un plan d’action interministériel en interaction avec la filière automobile.

La stratégie française est volontariste, pragmatique et ouverte. On ne peut que s’en réjouir. Ces éléments se retrouvent dans la décision d’allouer une part importante des fonds d’innovation au développement de cette technologie tout comme dans la volonté d’être en permanence en phase avec les notions de sécurité routière. Car si, à terme, le véhicule autonome devrait être un outil pour faire baisser la mortalité sur les routes, la phase de transition nécessite une vigilance renforcée. C’est pourquoi je souscris à l’ambition du Gouvernement de porter notamment des recherches sur les choix éthiques.

Cette stratégie a désormais un cap. En 2020, l’ambition est d’ouvrir à la circulation les véhicules automatisés de niveau 3. Pour le niveau 4, ce sera dès 2022.

D’un point de vue législatif, j’accompagnerai cette stratégie lors de sa déclinaison à l’Assemblée nationale à l’occasion de l’examen des projets de loi PACTE et d’Orientation des mobilités. Les nombreuses rencontres que j’ai eues sur ce sujet m’ont prouvé que notre cadre réglementaire n’était plus adapté pour permettre à la France de s’afficher en pointe dans ce domaine. La validation des dossiers d’expérimentation est notamment trop complexe, il faut qu’elle soit facilitée pour que fleurisse ce type d’initiative partout sur le territoire national.

Je salue la volonté du Gouvernement de revisiter l’ensemble des cadres juridiques pour s’adapter aux progrès des délégations de conduite tout comme son ambition de pousser au niveau européen pour aboutir à l’élaboration de règles techniques communes. Je poursuivrai dans les prochaines semaines mes rencontres avec les différents acteurs nationaux afin de voir dans quelle mesure nous pouvons encore améliorer la stratégie dévoilée aujourd’hui.

Damien Adam, député de Seine-Maritime

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