Depuis 2017, les émissions de gaz à effet de serre ont diminué de 12 % en France.

Depuis 2019, la France atteint chaque année ses objectifs climatiques et se rapproche de l’objectif qu’elle s’est fixé pour 2050, la neutralité carbone. De 2017 à 2021, nos émissions de CO2 ont diminué de 12 % selon les derniers chiffres du Citepa (Le Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique). C’est la récompense de nos efforts continus depuis 2017 à prendre les mesures fortes qui s’imposent en accompagnant les citoyens dans cette transition écologique. C’est par exemple :

La prime à la conversion d’1 million de véhicules pendant la durée du mandat pour convertir le parc vers des véhicules plus vertueux.
La rénovation de 700 000 logements et de centaines de bâtiments publics pour réduire les factures et émettre moins.
Le développement des lignes ferroviaires, des pistes cyclables et la suppression de lignes aériennes quand il y a des alternatives en train en moins de 2h30.
➜ Le doublement des surfaces en agriculture biologique pour passer de 7 % à 15 %
➜ Le développement d’une économie circulaire en réutilisant les produits plutôt qu’en les jetant et en régulant (avant des les interdire à terme) les plastiques à usage unique.

Dernier rapport du Giec : la route vers la limitation des températures à l’échelle du globe est encore longue

La France est sur une dynamique positive de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre qui devra être confirmée et amplifiée dans les prochaines années. À l’échelle du globe, les nouvelles sont moins positives selon le dernier rapport des experts du climat du Giec publié la semaine dernière. Celui-ci confirme que les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter et que si cette tendance ne s’inverse pas très rapidement, l’objectif de limitation des températures à 1,5°C fixé dans l’Accord de Paris ne pourra pas être tenu.

Petite pointe d’optimisme, si les émissions mondiales continuent à augmenter au cours de la dernière décennie, elles augmentent moins vite que lors de la décennie précédente. Pourquoi ? En partie parce que l’amélioration de l’efficacité énergétique n’a pas compensé l’augmentation de l’activité dans de nombreux secteurs économiques. Autre constat, même si le coût des énergies renouvelables a considérablement baissé et si leur déploiement s’est accéléré, cela n’a pas permis de réduire les émissions venant des combustibles fossiles. À elles seules, les infrastructures d’énergie fossile existantes ou déjà planifiées conduisent à un réchauffement supérieur à 1,5 °C.

Quelles solutions face au réchauffement climatique ?

Pour limiter la hausse mondiale des températures, les experts du Giec préconisent le développement d’une énergie moins carbonée. Cela doit passer en remplaçant les énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) par des sources d’énergie bas-carbone ou neutres (hydroélectricité, photovoltaïque, éolien…). Également en mettant en place des techniques d’élimination du dioxyde de carbone (plantations d’arbres, extraction et stockage du CO2 de l’atmosphère…).

Les experts préconisent également d’autres modifications structurelles pour réduire la demande énergétique qui passerait à la fois par l’alimentation (une régime alimentaire avec moins de viande), une meilleure isolation des bâtiments, le développement du télétravail pour limiter les transport et une augmentation des véhicules électriques et plus globalement des mobilités douces. Parmi les autres pistes, le rapport souligne également l’importance de limiter tout type de gaspillage (en particulier le gaspillage alimentaire).

Enfin, face au développement des villes (70% de la population mondiale en 2050), les experts du Giec estiment important de repenser le fonctionnement futur des zones urbaines, par exemple en créant des villes compactes et piétonnes, à l’électrification des transports en combinaison avec des sources d’énergie à faibles émissions et à une meilleure absorption et stockage du carbone en utilisant la nature.

Sur ces priorités, nous agissons depuis 2017 avec l’adoption de plusieurs mesures fortes qui nous permettront de tenir nos objectifs et qui vont dans le sens des préconisations établies par la dernier rapport du Giec. L’an dernier, une étude du Boston Consulting Group (BCG) a d’ailleurs conclu que l’action menée durant ces 5 dernières années pour réduire les gaz à effet de serre de la France était « globalement à la hauteur » de ses objectifs pour 2030.

Pour lire la synthèse du rapport du Giec, cliquez ici.
Le résumé officiel pour les décideurs (en anglais uniquement), cliquez ici.

Le rôle moteur de la France et de l’Union européenne

L’Union européenne s’est dotée d’un objectif de neutralité carbone d’ici 2050 et d’un objectif intermédiaire de −55 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 (loi climat européenne de 2021).

Les experts du Giec conforte dans leur dernier rapport le rôle moteur de la France et de l’Union européenne pour atteindre ces objectifs avec le “Fit For 55”, un paquet de 12 propositions législatives organisant la transition de tous les secteurs de l’économie. Nombre de ces textes, comme le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières ou le règlement batteries, incitent les partenaires commerciaux de l’Europe à réduire également leurs émissions. 

Le rapport préconise également l’UE à aider les pays les plus vulnérables à faire face aux effets du changement climatique. À ce titre, la France s’est engagée à accompagner les pays en développement à hauteur de 6 milliards d’euros par an, de 2021 à 2025.

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