Développement des écoles internationales : une chance à saisir pour Rouen

L’éducation est une priorité de la majorité LREM. Depuis le début du quinquennat, nous avons mené à bien de nombreux chantiers : le dédoublement des classes de CP et CE1 dans les zones prioritaires d’éducation (6 écoles concernées dans les Hauts de Rouen), la réforme du baccalauréat, la valorisation des voies professionnelles et l’apprentissage, …

Le projet de loi pour une école de la confiance, voté hier en première lecture à l’Assemblée nationale, est une nouvelle étape dans la transformation de notre système éducatif en permettant la réussite et l’épanouissement de l’élève dès le début de sa vie, à 3 ans, et en renforçant la formation des futurs enseignants et l’attractivité des métiers de l’éducation.

Parmi les nouvelles dispositions législatives qu’il convient de souligner, le projet de loi crée une nouvelle catégorie d’établissements publics locaux d’enseignement à vocation européenne ou internationale (EPLEI). Ces écoles auront vocation à accueillir des élèves de la maternelle au lycée pour préparer à l’option internationale du brevet, au baccalauréat internationale ou du diplôme étranger équivalent, ainsi qu’au baccalauréat européen. Inspirées du modèle unique de l’école européenne de Strasbourg, qui dispense des enseignements en allemand, anglais et français, ces écoles constituent une formidable opportunité pour notre territoire, tant pour l’enrichissement de l’offre de formation que le gain d’attractivité qu’elles représentent.

C’est pourquoi je souhaite que Rouen puisse accueillir l’une des dix nouvelles écoles internationales que souhaite voir apparaître le Gouvernement. Dans cette optique, j’ai écrit, courant janvier, à Messieurs Yvon Robert, maire de Rouen, Frédéric Sanchez, président de la Métropole Rouen Normandie, Pascal Martin, président du conseil départemental de la Seine-Maritime, et Hervé Morin, président de la région Normandie, afin de leur faire part de cette avancée instaurée par le législateur et de pouvoir travailler collectivement à un projet de territoire pour ouvrir une de ces écoles dans notre agglomération.

Au cours de mes rencontres sur le terrain depuis mon élection il y a vingt mois, j’ai rencontré plusieurs chefs d’entreprise qui m’ont fait part de leurs difficultés à recruter des personnes compétentes, parfois venant de l’étranger, spécialisées dans certains domaines, justement parce que notre Métropole ne disposait pas des outils de formation adéquats pour les enfants de salariés anglophones notamment. L’occasion est là donnée d’implanter un tel établissement.

A l’heure où beaucoup parlent d’attractivité lorsqu’ils évoquent les priorités à définir pour l’avenir de notre territoire, il serait dommage que Rouen, ville candidate pour être capitale européenne de la culture, ville fortement liée à l’Angleterre de par son histoire, ne soit pas candidate pour accueillir l’école internationale de demain.

Damien ADAM, député de Seine-Maritime

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