Hôpital public : un Plan d’action d’ici mercredi prochain

Le Président de la République s’est exprimé ce jeudi 14 novembre 2019 pour répondre aux attentes, à la colère et au mal-être du personnel soignant alors qu’un mouvement de grève touche les services hospitaliers depuis de nombreux mois et qu’une journée de mobilisation était prévue aujourd’hui.


Un Plan d’action renforcé et des décisions fortes seront annoncés par le Premier ministre à la sortie du conseil des ministres du mercredi 20 novembre.


Je salue cette décision du Gouvernement en faveur de notre personnel médical. Je pense particulièrement aux professionnels soignants et non soignants de la Métropole de Rouen qui font entendre leurs difficultés et que j’ai pu rencontrer à de nombreuses reprises.


La situation dont nous avons hérité concernant l’hôpital public est un défi que la majorité actuelle s’attèle à relever depuis notre arrivée aux responsabilités. Le constat est clair :


• L’hôpital subit une logique financière depuis de trop nombreuses années pour limiter la hausse des dépenses ;
• Les évolutions de la médecine et les nouveaux procédés ou médicaments font que certains soins coûtent de plus en plus cher ;
• Dans le même temps, la désertification médicale et la précarité financière de certains concitoyens font de l’hôpital la solution de premier recours pour beaucoup d’entre eux alors que ce flux devrait être pris en charge par la médecine de ville ;
• Les difficultés de recrutement sont très importantes ce qui amène à des non-sens : on rémunère parfois très cher des professionnels pour couvrir des besoins urgents (en intérim par exemple) alors même que de nombreux professionnels de santé attendent des années pour avoir des contrats pérennes.


Nous avons pris de nombreuses mesures depuis notre arrivée pour mettre fin à cette situation dont certaines structurelles qui prendront jusqu’à 10 ans à montrer leurs effets :
• La fin de la baisse continue des tarifs hospitaliers et la refonte de la tarification pour réduire de 50 % la rémunération à l’acte (T2A) ;
• La refonte de la 1ère année de médecine et la fin du numerus clausus – qui était en place dans une logique économique – montreront leurs effets pour la prochaine génération de médecins formés (au minimum dans 8 ans) ;
L’autorisation pour les pharmaciens de pratiquer de nouveaux actes médicaux, dégageant ainsi du temps médical supplémentaire pour les médecins ;
• La personnalisation des parcours de soins selon la stratégie Ma Santé 2022 ;
• La réorganisation de notre réseau de soins avec notamment la labellisation de plus de 500 hôpitaux de proximité ;
• Une prime de risque mensuelle de 100 euros net pour les paramédicaux des urgences ;
• La mise en place d’un service d’accès aux soins (SAS) d’ici l’été prochain permettant une consultation médicale 24h/24 et un rendez-vous chez un généraliste en moins de 24h ;
• Des réouvertures de lits dans certains hôpitaux, décidées au cas par cas en fonction de la situation locale.


Le Gouvernement et la Majorité dont je fais partie sont conscients du fait que les réformes doivent aller plus vite pour satisfaire les soignants. Les décisions du Plan d’action annoncé mercredi prochain comprendront :
• Des moyens supplémentaires pour le personnel et dans le matériel ;
• Des investissements assumés dans les urgences et l’hôpital ;
• Le renforcement de l’attractivité de l’hôpital notamment pour le recrutement ;
• La volonté d’instaurer de la visibilité sur 3-4 ans pour le personnel des hôpitaux ;
• Une plus grande place des soignants dans la gouvernance de l’hôpital.

Damien ADAM, Député de Seine-Maritime

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