Je voterai la proposition de loi sur la fin de vie libre et choisie et je regrette le choix de mon groupe et du gouvernement

Depuis de nombreuses années le sujet de l’euthanasie génère un débat dans notre société. Depuis le début du mandat, je suis régulièrement interpellé par de nombreux concitoyens aspirant à une fin de vie paisible, digne et choisie, entourés de leurs proches et sans acharnement thérapeutique. Un sondage Ipsos, réalisé en mars 2019 indique d’ailleurs que 96 % des Français seraient favorables à la création d’une loi légalisant l’euthanasie et le suicide assisté. 

Le 02 février dernier, je décidais de m’associer à la démarche de mon collègue Jean-Louis TOURAINE en cosignant sa proposition de loi pour garantir et renforcer les droits des personnes en fin de vie.

Aujourd’hui, nous apprenons que la proposition de loi de notre collègue Olivier FALORNI pour le droit à une fin de vie libre et choisie sera examinée à l’Assemblée nationale le 8 avril prochain.

Sur cette question sociétale essentielle, l’heure n’est pas à une convention citoyenne ou un énième plan national : il est temps d’agir. Nous en avons aujourd’hui l’occasion. 

Aussi, c’est fidèle aux convictions que je me suis forgées que j’ai décidé de voter pour ce texte qui nous donne enfin l’occasion de mettre fin à une hypocrisie qui n’a que trop duré et d’apporter des corrections législatives urgentes et nécessaires sur ce sujet.. Le débat qui aura lieu à l’Assemblée nationale doit également être l’occasion pour le gouvernement de se positionner sur le droit à mourir dans la dignité.

Aujourd’hui, quel est le constat ? La législation en vigueur ne permet pas de répondre correctement à cette demande forte des citoyens, et l’actualité vient nous rappeler régulièrement l’absolue nécessité d’une évolution.

Pour quelles mesures concrètes je m’engage ? 

➔ Pour ouvrir une aide médicalisée à mourir aux personnes majeures et capables, en phase avancée ou terminale d’une maladie grave et incurable, provoquant une douleur physique ou une souffrance psychique insupportable.

➔ Pour garantir au médecin traitant une clause de conscience.

➔ Pour garantir le choix libre et sans contrainte de la personne qui souhaite bénéficier d’une aide médicalisée à mourir.

➔ Pour créer une commission de contrôle chargée de vérifier le respect des aspects légaux.

➔ Pour affirmer un droit universel de l’accès aux soins palliatifs et un accompagnement digne en fin de vie.

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