Nouveauté dès le 1er novembre : un menu végétarien par semaine dans toutes les cantines

A partir d’aujourd’hui 1er novembre 2019, la restauration collective pour les écoles (de la maternelle au lycée) et en 2022 pour les entreprises, devra proposer au moins un menu végétarien par semaine, c’est à dire un menu sans viande ni poisson, crustacés et fruits de mer. 

Cette mesure, qui sera d’abord menée à titre expérimental pendant deux ans, fait partie des dispositions de la loi agriculture et alimentation dite EGalim votée l’année dernière par la majorité La République en Marche. La restauration collective, avec 3,5 milliards de repas par an, représente un levier majeur pour faire évoluer les pratiques alimentaires de nos concitoyens et notamment des plus jeunes.

En effet, l’alimentation végétarienne est une alternative qui permet de réduire notre impact environnemental. Aujourd’hui, à l’échelle du monde, l’élevage des animaux représente 15% des émissions de gaz à effet de serre. En développant un jour sans viande par semaine, nous pouvons faire baisser ce chiffre et contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique.

La loi EGalim prévoit également que les structures distribuant plus de 200 repas par jour, que ce soit pour l’école ou l’entreprise, doivent établir un plan pluriannuel de diversification de protéines. Cette disposition de la loi permet de proposer des alternatives à base de protéines végétales et des formations ont été proposés pour les aider à remplir cet objectif.

Pendant les 2 ans d’expérimentation et pour permettre d’identifier les freins à la mise en place de ce menu végétarien aucune sanction n’est prévue par la loi. Elles pourront être mises en place si jamais l’obligation n’est pas respectée à partir de 2022. 

Bien entendu, la loi EGalim ne concerne pas que le menu végétarien pour les cantines scolaires. Elle renforce considérablement la place de l’agriculture locale dans la restauration collective et met en avant la production d’aliments bio. Au plus tard le 1er janvier 2022, les repas servis en restauration collective dans tous les établissements chargés d’une mission de service public devront compter 50% de produits de qualité et durables, dont au moins 20 % de produits biologiques.

Damien ADAM, Député de Seine-Maritime

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