Vaccins Covid-19 : vous êtes impatient ? Moi aussi. Voici les détails de la campagne

Depuis que la pandémie de Covid-19 s’est répandue dans le monde, le seul espoir que nous avons à long terme pour nous sortir de cette crise est de disposer de traitements et de vaccins.

Il y a encore quelques mois, personne n’imaginait que nous pourrions commencer une campagne de vaccination dès janvier 2021 avec un produit efficace, sûr, et ayant passé toutes les étapes de validation. La bonne nouvelle de la fin 2020 a été de voir un 1er vaccin – celui de Pfizer et BioNTech – être validé et d’autres vont suivre très rapidement.

C’est une véritable prouesse rendue possible par l’esprit humain, la recherche et la mobilisation de moyens inédits, tant de la part d’entreprises privées que des États. Reste maintenant à mettre en œuvre cette vaccination.

En France, nous avons fait le choix de prioriser d’abord l’accès au vaccin pour ceux qui développent les formes les plus graves de la maladie et qui ont le plus de risques d’en mourir. Ainsi, notre priorité est d’abord de vacciner 1 million de personnes qui réside en Ehpad. Parce qu’il est fragile et âgé, ce public a le plus souffert de la Covid-19. Alors qu’il ne représentent qu’1 % de la population, il correspond à 30 % des morts du virus en France. Les protéger en priorité, c’est donc réduire la mortalité, réduire le nombre de personnes souffrant de syndromes graves et donc nos hospitalisations et le nombre de lits en réanimation occupé. D’ici la fin du mois de janvier, pour ces mêmes raisons, toutes les personnes de plus de 75 ans pourront se faire vacciner. Les détails de la procédure seront communiqués dans les prochains jours.

Parce qu’ils sont en première ligne dans la lutte contre le virus, la 2e priorité est de vacciner les professionnels de santé de plus de 50 ans en ville et à l’hôpital (médecins, infirmières, pompiers, aides à domiciles). Ils sont les plus exposés au virus et ont, du fait de leur âge, davantage de chance de développer des formes graves de la maladie. La vaccination devait débuter d’ici quelques jours mais devant l’envie exprimée de nombreux professionnels de santé, cette vaccination a commencé dès ce week-end.

Nous recevons 500 000 doses de vaccin Pfizer-BioNTech chaque semaine et, dès qu’il aura reçu les autorisations de mise sur le marché, 500 000 doses du vaccin Moderna par mois. Notre objectif est de vacciner 1 million de personnes d’ici fin janvier (à raison de 2 doses par personne) et entre 17 et 26 millions de personnes dans le courant de l’été en fonction de la disponibilités des vaccins et de la volonté des citoyens de se faire vacciner. 

Si les tout premiers jours ont été une période calme de vaccination du fait des vacances scolaires et d’un processus de vaccination en cours de rodage, nous observons une véritable accélération des vaccinations cette semaine pour tenir les objectifs de vaccination et vacciner le plus vite possible un maximum de personnes en respectant toujours la volonté de la personne, les préconisations établis pour les vaccins (2 doses à 3 semaines d’intervalle) et en réduisant le risque de perte de produits par erreur logistique. C’est ce que nous avons pu observer dans d’autres pays et chaque dose de vaccin est trop précieuse pour être gâchée en ne respectant pas la procédure logistique.

Pour aider à l’accélération de la vaccination, 100 centres de vaccination seront opérationnels cette semaine pour les publics éligibles avant d’atteindre 300 la semaine prochaine et 500 d’ici à la fin du mois de janvier.

Toujours dans cette volonté d’accélération vaccinale et tout en respectant les règles de sécurité sanitaire, nous allons autoriser les infirmiers à vacciner sans que la présence d’un médecin soit obligatoire comme cela est possible pour le vaccin contre la grippe.

Les Français qui souhaitent se faire vacciner pourront bientôt s’inscrire sur Internet, par téléphone voire  via l’application TousAntiCovid. Les détails seront donnés d’ici quelques jours.

Et concrètement en Normandie 

La dotation de la Seine-Maritime reçue ces derniers jours a été de 4 870 doses. La campagne de vaccination, coordonnée par l’Agence régionale de santé a débuté ce lundi 4 janvier au CHU de Rouen auprès des professionnels de santé de l’établissement volontaires âgés de plus de 50 ans ou à risque de forme grave. Elle s’est poursuivie aujourd’hui auprès des résidents des EHPAD et des patients en unité de soin longue durée du CHU de Rouen.

Dès demain, mercredi 6 janvier, les quatre autres hôpitaux pivots de la région (CHU de Caen, Centre Hospitalier Inter Communal Alençon-Mamers, Centre Hospitalier Eure-Seine, Centre Hospitalier Mémorial France Etats-Unis de Saint-Lô) recevront leurs doses pour procéder de même. En fin de semaine, la campagne de vaccination s’étendra progressivement aux autres établissements accueillant des personnes âgées.

Dès la semaine du 11 janvier , la campagne s’étendra à l’ensemble des EHPAD et unité de soin de longue durée de la Normandie. Les établissements seront approvisionnés en vaccins tout au long de cette première étape qui durera 6 à 8 semaines, le vaccin nécessitant l’administration d’une deuxième dose 21 jours après la première injection.

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