L’Assemblée nationale adopte le budget de la Nation pour 2018

Evénement important. L’Assemblée nationale a voté le budget de la Nation pour l’année 2018, au terme d’un examen de presque deux mois. Derrière les chiffres de ce premier budget du quinquennat se cachent de grandes avancées pour chacun d’entre nous.

D’abord, ce budget entend soutenir les classes moyennes et leur pouvoir d’achat. Ainsi, les impôts des ménages baisseront dès 2018 : 80 % des ménages ne paieront plus la taxe d’habitation d’ici 3 ans, et en paieront déjà 30 % de moins l’année prochaine. De plus, les salariés verront leur salaire net augmenter grâce à la suppression de leurs cotisations chômage et maladie. Aussi, plusieurs mesures en faveur du pouvoir d’achat sont prévues : augmentation du minimum vieillesse de 30 €/par mois en avril, augmentation de la prime d’activité de 20 €/mois en octobre et revalorisation du complément mode de garde de 30% en octobre. Au total, en 2018, le gain de pouvoir d’achat s’élèvera à 34 €/mois pour un célibataire au SMIC ; 53 €/mois pour un couple au SMIC; 70 €/mois pour un couple avec 2 enfants.

Ensuite, cette loi de finances 2018 a été conçue pour mettre en mouvement l’économie. Pour cela, il fallait d’abord alléger la fiscalité qui pèse sur les entreprises. Dès l’année prochaine, notre impôt sur les sociétés sera progressivement abaissé pour rejoindre la moyenne européenne du taux de 25 %. Pour attirer les investisseurs, nous avons favorisé la prise de risque et l’investissement dans l’économie réelle. Ainsi, la simple détention de valeurs mobilières ne sera plus imposée et tous les revenus du capital seront taxés à un taux unique de 30 %, afin de favoriser l’investissement dans nos entreprises. Par ailleurs, un soutien spécifique en direction des PME et ETI, véritable tissu de notre économie, sera assuré grâce à des aides aux financements ou à l’accompagnement à l’export.

Enfin, ce budget soutient l’emploi et met tout en œuvre pour réduire le chômage. Nous devons pleinement profiter de la reprise économique. Pour cela, l’Etat investira dans une croissance durable et créatrice d’emplois via un plan massif d’investissement sur les compétences de 14 milliards d’euros, mis en œuvre dès 2018. Cet effort massif doit permettre de former en cinq ans un million de chômeurs peu qualifié et un million de jeunes peu qualifiés éloignés de l’emploi. Nous faisons ainsi le pari assumé de la formation et de la qualification, sur le long terme, plutôt que celui du traitement statistique du chômage, comme nous l’avons connu dans les années passées.

Damien ADAM, député de Seine-Maritime