Un pas de plus pour le Contournement est et la LNPN

Ce matin, le Conseil d’orientation des infrastructures a remis son rapport tant attendu. Composé d’experts et d’élus, le COI a travaillé trois mois durant pour rendre un rapport de qualité, indépendant proposant trois scénarios pour chaque investissement d’infrastructure, les mettant face aux réalités des moyens que nous devons y consacrer pour y répondre.

Le contenu du rapport marque la nécessité, elle-même actée par le président de la République, le Premier ministre et la ministre des Transports, de réorienter la politique de mobilité vers la mobilité du quotidien de nos concitoyens et de « sauver » nos réseaux existants du dépérissement dans lequel ils sont engagés.

Je tiens à souligner la grande qualité du rapport qui permet d’introduire de la sincérité et de la transparence sur la réalité de nos besoins. Il permet aussi de prendre conscience de la difficulté de la situation. A trop promettre par le passé, nous entamons une période délicate avec 10 milliards d’euros d’engagement !

Désormais, c’est au Gouvernement et au Parlement de s’emparer de ce rapport pour programmer les futurs investissements. Ce rapport n’est pas, il faut le rappeler, la feuille de route du Gouvernement, mais une boussole et un indicateur de grande qualité.

C’est pourquoi je me réjouis de voir que les deux grands investissements normands, à savoir le Contournement est et la Ligne nouvelle Paris-Normandie (LNPN) sont jugés avec beaucoup de sérieux par le COI et nécessaires quel que soit le scénario financier qui sera choisi. Depuis des années, de nombreux élus rouennais, toutes tendances politiques confondues, se sont battus pour faire de ces projets une priorité. Avec Annie Vidal et Sira Sylla, nous avons nous-mêmes portés ces dossiers depuis notre élection en juin 2017.

Toutefois, pour un achèvement de ces réalisations dans le temps voulu (à savoir 2023 pour le Contournement est et 2032 pour la création de la nouvelle gare de Rouen et l’amélioration complète de la ligne entre Paris et Barentin), il apparaît que l’Etat va devoir injecter davantage d’argent dans le budget de l’Agence de financement des infrastructures de transport en France (AFITF). Je vais m’engager pleinement afin que ces dates de réalisation soient respectées.

Et il appartient, de la même façon, aux pouvoirs publics normands, aux parlementaires, de continuer leur action pour faire en sorte que le deuxième scenario soit appliqué pour ces deux projets, indispensables au développement économique de l’Axe Seine et donc de notre pays. Le COI confirme d’ailleurs que la ligne SNCF actuelle Paris – Rouen – Le Havre est dans un état de saturation plus qu’avancé et rappelle que la commission Mobilité 21 avait inscrit le projet de Contournement est parmi ses premières priorités.

A noter que le rapport met en exergue aussi que le Contournement est ne dispose d’aucune alternative pour encourager le trafic routier à quitter le cœur de la Métropole. L’opposition locale a été entendue, mais le COI a majoritairement considéré que « la situation actuelle est assez significativement insatisfaisante pour que la poursuite du projet apparaisse opportune ». Sur ce sujet, il faut désormais avancer !

Damien Adam, député de Seine-Maritime