Acte II du quinquennat : ambition écologique et justice sociale

Cet après-midi, le Premier ministre a lancé l’Acte II du quinquennat d’Emmanuel Macron. Deux ans après notre arrivée au pouvoir et la mise en place de nombreuses réformes, la situation du pays s’améliore sur de nombreux points comme le chômage, l’attractivité du pays à l’international ou la progression du pouvoir d’achat. C’est encourageant, mais un très grand travail nous attend encore.

C’est tout l’enjeu de l’Acte II du quinquennat qui doit nous permettre de poursuivre la transformation du pays. Voici les principales mesures annoncées par le Premier ministre cet après-midi :

Une ambition écologique renouvelée

L’ambition écologique est au cœur de l’Acte II. Nous nous devons de bâtir un nouveau modèle économique plus sobre et plus propre. C’est ce que nous faisons depuis deux ans avec :

  • la fermeture décidée de la centrale nucléaire de Fessenheim
  • la fermeture des quatre dernières centrales à charbon
  • le projet de loi d’Orientation des mobilités pour développer les alternatives à la voiture thermique et encourager les transports en commun et les modes doux de déplacements
  • le projet de loi « Energie-climat » qui fixe la neutralité carbone comme objectif à atteindre en 2050
  • la programmation pluriannuelle de l’énergie avec le développement des énergies renouvelables
  • la création du Conseil de défense écologique afin que toutes les politiques publiques soient concernées par la transition écologique
  • la mise en place de la Convention citoyenne pour le climat pour mieux associer les Français à la politique mise en place en matière de lutte contre le réchauffement climatique

Au-delà, les douze prochains mois doivent être ceux de l’accélération écologique :

  • Remise à plat des aides à la rénovation des logements, notamment en transformant le crédit d’impôt à la transition énergétique en une aide destinée aux plus modestes pour mieux lutter contre les passoires thermiques.
  • Renforcement de la prime à la conversion automobile avec 1 million de foyers bénéficiaires d’ici 2022.
  • Projet de loi de lutte contre le gaspillage, l’une des trois priorités de la rentrée parlementaire de septembre
  • Interdiction de tous les produits plastiques jetables dans l’administration dès 2020

Une meilleure justice fiscale

Lutter pour une meilleure justice sociale, c’est entendre l’exaspération fiscale des Français. C’est pourquoi nous confirmons notre volonté de supprimer définitivement la taxe d’habitation pour tous les Français d’ici 2023. De plus, une baisse de l’impôt sur le revenu en moyenne de 350 euros aura lieu dès 2020 pour les 12 millions de foyers assujettis avec les plus faibles revenus (première tranche) et de 180 euros pour les 5 millions de foyers de la tranche supérieure. Ces mesures seront financées notamment par la suppression des niches fiscales anti-écologiques, des niches fiscales à destination des grandes entreprises et des niches fiscales réduisant les droits des salariés.

Un meilleur accompagnement vers le travail

Pilier de notre politique, la baisse du chômage est au cœur de l’Acte II. Pour lutter contre le recours abusif aux CDD, un système de bonus-malus va être mis en place afin de pénaliser les secteurs et les entreprises qui ont trop souvent recours aux contrats courts. La réforme de l’assurance chômage permettra aussi de mieux valoriser le travail en faisant en sorte que le travail paye toujours plus que l’inactivité et renforçant l’accompagnement des demandeurs d’emploi. De même, nous créons un véritable service public de l’insertion afin de permettre aux personnes les plus éloignées de l’emploi, notamment celles au RSA, de pouvoir être accompagnées et formées.

Une réforme des retraites pour un système plus juste

Attendue par les Français, la réforme des retraites permettra de faire converger les 42 régimes actuels en un seul. L’intégralité des régimes spéciaux sera ainsi supprimée au profit d’un système plus égalitaire entre les citoyens ou 1 euro cotisé aura la même valeur. La réforme ne concerna que les Français partant à la retraite à partir de 2025. Si le Premier ministre a clairement affirmé que l’âge légal de départ à la retraite restera à 62 ans, il est évident que nous devons travailler davantage et que des incitations seront faites en ce sens. De plus, toutes les personnes qui ont travaillé toute leur vie obtiendront une retraite au moins équivalente à 85 % du SMIC (environ 1 000 €), là aussi pour encourager l’activité.

Une véritable prise en compte de la dépendance

En question depuis plus de dix ans dans notre pays, le sujet de la dépendance sera au cœur d’un projet de loi présenté d’ici la fin de l’année par le Gouvernement. Il aura notamment pour vocation de favoriser le maintien à domicile et de mieux aider les EHPAD dès 2020 et de construire progressivement la prise en charge de la dépendance pour que vieillir ne soit plus une peur pour nos concitoyens.

La PMA ouverte à toutes les femmes

Promesse de la campagne présidentielle, le texte de loi ouvrant la PMA à toutes les femmes sera examiné dès septembre prochain. C’est une accélération du calendrier législatif attendu pour enfin voter cette mesure d’égalité entre toutes les femmes.

Un accompagnement des familles monoparentales

Par ailleurs, pour aider les familles monoparentales, souvent constituées de mères isolées, le Gouvernement a annoncé la mise en place dès 2020 d’un système de versement des pensions alimentaires par la CAF en cas d’impayés (40 % des pensions sont partiellement ou totalement impayées aujourd’hui) ainsi que la création de 30 000 nouvelles places de crèches.

*****

En revanche, je regrette très fortement que la réforme constitutionnelle ne puisse être étudiée dès à présent en raison des hésitations du Sénat qui ne souhaite pas s’engager pleinement sur ce sujet alors même que les Français souhaitent cette réforme. Proportionnelle, réduction du nombre de parlementaire, limitation des mandats dans le temps, inscription de l’environnement dans la constitution et décentralisation, toutes ces mesures sont bloquées et je souhaite que les citoyens interpellent les sénateurs pour leur demander d’avancer et de soutenir l’adoption de cette réforme.

Le cap fixé par le Premier ministre aujourd’hui entre en parfaite résonance avec l’engagement que j’ai pris en 2017 : la transformation du pays pour donner plus de liberté aux acteurs et en même temps plus de protection à nos concitoyens. Depuis deux ans, nous sommes la majorité des engagements tenus en mettant en place scrupuleusement le programme présidentiel pour lequel le Président et la Majorité ont été élus. Suite au Grand débat national, nous prenons de nouveaux engagements que nous entendons mener à bien. Par fidélité et avec conviction, j’ai donc décidé de voter la confiance au Premier ministre et à son Gouvernement. 

Damien Adam

Député de Sein-Maritime

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