Maintenir notre cap sanitaire face à Omicron : protéger les Français et préserver notre système de santé

(Photo by GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

La situation sanitaire en France continue à s’aggraver. Alors que la vague du variant Delta ralentit à peine, Omicron commence sa percée avec virulence et se répand à très grande vitesse.

Aujourd’hui, nous sommes donc dans une situation critique :

➜ la 5ème vague du variant Delta qui a engendré des taux d’incidence encore jamais enregistrés depuis le début de la crise sévit encore dans le pays ;

➜ la pression sur nos hôpitaux et notre système de santé continue à s’intensifier ;

➜ le variant Omicron, que nous avons réussi à contenir au maximum grâce aux mesures aux frontières, commence à se propager extrêmement rapidement en France.

Face à cette situation, deux constats :

le vaccin protège contre Delta et très efficacement contre les formes graves du variant Omicron ;

➜ en France, il y a moins de 10% d’adultes non-vaccinés, qui représentent pourtant une large partie des malades hospitalisés. 

Notre boussole reste inchangée : protéger le plus grand nombre et sauvegarder notre système de santé. 

Dans les pays touchés à l’étranger, le nombre de personnes touchées par le variant double tous les 2 à 3 jours et nous nous attendons à ce qu’il soit majoritaire en France dès le début de l’année 2022.

A l’heure actuelle, nous savons que ce variant est extrêmement contagieux et qu’un schéma vaccinal complet, avec une dose de rappel, protège efficacement, à plus de 90%, contre les formes graves du variant Omicron. 

Aussi, plus que jamais, la vaccination est notre meilleure arme. Elle est celle qui, aujourd’hui encore, nous permet de rester ouverts malgré un taux d’incidence record. Aujourd’hui encore, 950 000 personnes ont reçu une injection de vaccin, un record, et nous devrions atteindre les 25 millions de Français ayant reçu une dose de rappel d’ici la fin de l’année. 

Nous sommes dans une course de vitesse avec le variant Omicron. Nous devons tout mettre en œuvre pour accélérer la campagne de vaccination : 

nous souhaitons dépasser le million d’injections de doses de rappel par jour, nous allons donc faire monter en puissance notre dispositif, mobiliser les militaires et donner un accès renforcé au rappel en abaissant, dès le 3 janvier, le délai pour recevoir une dose de rappel de 5 mois à 4 mois après la dernière injection ;

les démarches dites « d’aller vers » en direction des populations qui ont pu passer à côté de la vaccination par éloignement ou méconnaissance seront renforcées.

Par ailleurs, parce que les non-vaccinés représentent moins de 10% des adultes et pourtant la grande majorité des malades en réanimation, parce qu’ils ont eu le temps de la réflexion et que leur choix met aujourd’hui en danger la vie quotidienne de tout le pays, le pass sanitaire deviendra un pass vaccinal. Un débat sera organisé et un projet de loi sera soumis au Parlement pour transformer le pass sanitaire en pass vaccinal. Ainsi, il sera nécessaire d’être vacciné pour aller au cinéma, au restaurant ou à un spectacle. Dans le même temps, nous proposerons des mesures pour renforcer la lutte contre les faux pass sanitaires. Nous assumons de faire peser la contrainte sur les non-vaccinés. 

Nous savons également tout le travail mené par les soignants depuis des mois et en cette période encore. Aussi, nous prenons plusieurs mesures pour les soutenir dans leur effort : 

la rémunération des heures supplémentaires à l’hôpital pour les service traitant des patients Covid sera multipliée par deux pendant les deux semaines de congés hivernaux ;

➜ nous demandons aux personnels de ville de rester mobilisés pendant cette période de fêtes ;

➜ des mesures seront également déployées pour nos services d’urgence.

Aussi, la ministre du Travail a réuni hier les organisations syndicales et patronales. La question du renforcement du télétravail a été évoquée et a fait l’objet d’un consensus pour un renforcement, tandis que la question du pass sanitaire en entreprise a été discutée.  

Enfin, en cette période de fêtes, la prudence et la responsabilité sont de mise. En plus du strict respect des gestes barrières (masque, aération, éviter les embrassades), il est nécessaire d’éviter les grands rassemblements. Plutôt qu’un nombre précis de convives, faisons preuve de bon sens : moins on est nombreux, moins on prend de risque. 

Nous invitons par ailleurs chacun, vacciné ou pas, à se tester (PCR, antigénique ou autotest en vente libre) dans les heures précédents ces moments de fête et de rencontres familiales. Rappelons qu’aujourd’hui, les tests sont gratuits pour 95% des Français et qu’il n’est pas l’heure de prendre des mesures qui inciteraient à ne pas se faire vacciner. 

Pour le Nouvel an, les préfets interdiront les regroupements sauvages, la consommation d’alcool sur la voie publique et les municipalités sont invitées à renoncer à l’organisation de grands rassemblements (ex : concerts ou feux d’artifice). De la même manière, nous invitons les collectivités à réfléchir à de nouveaux formats pour les cérémonies de vœux du mois de janvier, éviter de grands rassemblements et, en tout état de cause, ne pas prévoir de moments de collation où l’on baisse les masques.

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