Mesures pour le bien-être animal du gouvernement : elles vont dans le bon sens mais sont insuffisantes

Cette semaine, à l’occasion d’une conférence de presse, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation Didier GUILLAUME a annoncé des mesures pour la protection et l’amélioration du bien-être animal. Si je salue les mesures proposées, ces dernières sont insuffisantes et ne sont pas à la hauteur de l’attente des Français que je rencontre sur le sujet.

Les mesures annoncées vont dans le bon sens et sont dans la continuité de ce que la majorité et le Gouvernement portent depuis 2 ans et demi, comme le doublement des peines pour les délits de maltraitance, l’expérimentation de la vidéosurveillance dans les abattoirs ou encore l’interdiction de lancer de nouvelles unités de production de poules pondeuses en cage.

Les nouvelles mesures sont intéressantes et confortent ces avancées positives. Nous pouvons citer par exemple l’interdiction de la castration à vif des porcelets, l’interdiction du broyage des poussins, l’augmentation des contrôles au chargement, notamment de vétérinaires privés, le renforcement des sanctions pour non-respect des conditions de transport des animaux, l’interdiction de la vente d’animaux dans les foires ou expositions pour éviter les achats impulsif. 

Malheureusement, de nombreuses mesures essentielles manquent à l’appel pour que le bien être animal soit pleinement pris en considération par la réglementation française. Nous devons proposer un plan ambitieux pluriannuel pour :

  • Faire évoluer l’ensemble des conditions d’abattage des animaux en supprimant progressivement l’étourdissement par dioxyde de carbone ;
  • Mettre fin aux pratiques d’élevage douloureuses (castration à vif, écornage, gavage etc.) dès que des alternatives crédibles existent ;
  • Limiter la durée des transports d’animaux vivants et mettre un terme à leur exportation hors de l’Union européenne ;
  • Interdire l’élevage de visons ;
  • Rendre plus transparente la présence de fourrure et duvet dans les vêtements neufs commercialisés via un étiquetage clair et visible en magasin et sur internet au niveau du prix avec mention obligatoire sur les publicités ;
  • Interdire la mise à mort dans la pratique de la corrida ;
  • Interdire les delphinariums en accompagnant la transformation des structures ayant des delphinidés (dauphins et orques notamment) ;
  • Avancer vers une interdiction à terme des animaux dans les cirques une fois que la génération actuelle d’animaux aura atteint l’âge de la retraite.

Damien ADAM – Député de Seine-Maritime

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