Plan de relance : 100 milliards pour préserver l’emploi et la planète

Le Premier ministre Jean Castex a présenté aujourd’hui le plan de relance de 100 milliards d’euros de la France à la suite de la pandémie de la Covid-19. Les objectifs sont clairs : transition écologie, cohésion sociale et compétitivité des entreprises. Le plan de relance “ne se contente pas de panser les plaies de la crise, il prépare l’avenir” et devrait créer 160 000 emplois directs ou indirects d’ici fin 2021

30 milliards pour la transition écologique

Les transports sont le premier pôle à bénéficier de l’argent fléché sur la transition écologique. En mettant 11 milliards sur la table, le Gouvernement souhaite : 

  • Développer le fret ferroviaire dans le pays et notamment relancer la ligne Perpignan-Rungis.
  • Développer les petites lignes et relancer le train de nuit pour les voyageurs notamment le Paris-Nice.
  • Développer les transports en commun et la pratique du vélo pour les mobilités du quotidien.

9 milliards d’euros seront consacrés à la transition énergétique  :

  • Développer la filière de l’énergie hydrogène non issue des hydrocarbures.
  • Décarboner le mix énergétique français.
  • Equiper la France de suffisamment de stations de recharge électrique et hydrogène.

7 milliards d’euros seront consacrés à la rénovation thermique des bâtiments

  • 2 milliards d’euros supplémentaire pour le dispositif MaPrimeRénov qui aide les particuliers pour renforcer la rénovation globale des logements privés.
  • 4 milliards supplémentaires pour les bâtiments publics (gendarmerie, école, préfecture etc.) qui s’ajoutent aux 5 milliards d’euros budgétés entre 2018 et 2022.
  • 4 milliards d’euros pour la rénovation des Ehpad et hôpitaux.

Enfin, l’agriculture française, en plus des aides européennes dont elle profite, disposera d’une enveloppe de 2 milliards d’euros pour favoriser une alimentation plus saine et durable et localiser en France une production agricole qui est aujourd’hui importée comme les protéines.

35 milliards pour la cohésion sociale 

La crise de la Covid et le confinement ont eu un impact non négligeable sur la baisse d’activité des entreprises. Pour éviter un maximum de licenciements et soutenir les travailleurs, la majorité a pris des mesures extrêmement importantes et uniques dans le monde avec notamment le chômage partiel. 

Dans le cadre du plan de relance, nous continuons d’accompagner les citoyens avec une politique sociale ambitieuse : 

  • Permettre aux 750 000 jeunes qui vont arriver sur le marché du travail d’avoir une solution. 6,5 milliards d’euros seront consacrés pour les aider à trouver un emploi. Cela passe notamment par une aide de 4 000 euros versée à une entreprise qui embauche un jeune de moins de 26 ans pour un contrat de 3 mois minimum ou des aides pour réaliser des formations complémentaires.
  • L’activité partielle de longue durée sera maintenue pour un montant total estimé de 6,6 milliards d’euros. Ce dispositif servira de bouclier anti-chômage. 
  • Plus de 11 milliards d’euros au total seront fléchés directement sur les territoires (5  milliards) et les hôpitaux (6 milliards). Pour les collectivités, il s’agit de leur donner les moyens d’absorber le choc de la crise, sans qu’elles aient besoin d’emprunter, afin qu’elles n’aient pas à rogner sur leur budget d’investissements. Pour les hôpitaux, la numérisation, la rénovation des locaux et le renforcement du lien ville-hôpital sont au coeur de la stratégie du Gouvernement. Ces mesures sont la conséquence du Ségur de la Santé annoncé avant l’été. 

35 milliards pour la compétitivité des entreprises 

Sujet que je porte régulièrement depuis mes premiers pas à l’Assemblée nationale, les impôts de production vont enfin fortement diminuer de 10 milliards d’euros. Ces impôts sur les entreprises, qui sont beaucoup plus forts en France qu’ailleurs et qui pèsent sur nos entreprises avant même qu’elles aient commencé à produire, nuisent à notre tissu industriel et a réduit notre capacité à préserver des emplois ces dernières années. 

Ils vont baisser de 10 milliards d’euros dès le 1er janvier prochain et cette baisse sera pérenne même après 2022. Ils vont permettre à nos TPE/PME et ETI qui sont au cœur de l’activité économique d’être plus compétitives et d’avoir une meilleure santé financière pour investir, recruter et exporter.

L’Etat va également instaurer un fonds de garantie public de 3 milliards d’euros pour que les entreprises ayant peu de trésorerie mais étant prometteuses ne disparaissent pas ou ne soient pas revendues à des entreprises étrangères. Pour stimuler le tissu industriel, 1 milliard d’euros sera disponible pour des investissements. Il servira notamment à soutenir de nombreux projets de relocalisation industrielle permettant de créer ainsi des dizaines de milliers d’emplois et de renforcer notre souveraineté.

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