Cybersécurité : nous luttons activement depuis 2017 pour cet enjeu majeur de notre siècle

Le « projet Pegasus », révélé par le consortium de journalistes Forbidden Stories, a remis en lumière les enjeux relatifs à la sécurité numérique et à l’ingérence étrangère. Si nous ne devons pas tirer de conclusions hâtives pour l’instant, il est essentiel de rappeler notre action déterminée sur ce sujet stratégique.

Dès 2018, le président de la République a initié l’Appel de Paris pour la confiance et la sécurité dans le cyberespace. Soutenu par 79 États, 705 entreprises privées et 35 grands organismes publics, cet appel a engagé une coopération internationale pour :

➜ Protéger les individus, les infrastructures et les interférences risquées, tels que les processus électoraux

➜ Prévenir et sécuriser la propriété intellectuelle 

➜ Renforcer les normes internationales en matière de responsabilité et de confiance 

Nouvelle étape le 13 juillet dernier, le Premier Ministre a initié la création d’un service à compétence nationale : le Service de vigilance et de protection contre les ingérences numériques étrangères. L’objectif ? Combattre la menace des ingérences étrangères, dès le mois de septembre prochain, en accord avec le Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale.

Dans la continuité des mesures engagées depuis 2017

➜ Les moyens de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) ont été renforcés avec 200 recrutements supplémentaires depuis 2017.

➜ Nous avons accentué la coopération policière et judiciaire, qui nous a permis de démanteler de nouveaux réseaux et d’interpeller des cybercriminels

➜ Dès l’été dernier, France Relance a permis à l’ANSSI de renforcer notre cybersécurité au niveau national et dans les territoires, avec : 

  • 60 millions d’euros pour les collectivités territoriales
  • 25 millions d’euros pour le secteur de la santé (établissement de santé et organisme dépendant)
  • 30 millions d’euros attribués ministères
  • 21 millions d’euros pour le développement des capacités nationales.

Renforcer le développement de la filière

Dans le cadre du plan de relance et du Programme d’investissement d’avenir, nous accélérons la stratégie nationale pour la cybersécurité, et mobilisons un milliard d’euros pour renforcer la filière, tripler son chiffre d’affaires d’ici 2025 et doubler ses effectifs, en investissant sur plusieurs axes stratégiques :

➜ Apporter un soutien à la recherche et au développement de nouvelles technologies souveraines, et créer un écosystème plus performant, qui sera réuni dans le Campus cyber, inauguré à l’automne.

➜ Soutenir l’adoption de solutions de cybersécurité par toutes les organisations, publiques comme privées, et en particulier les hôpitaux et les collectivités territoriales.

➜ Renforcer les formations dans le domaine de la cybersécurité, en doublant à horizon 2025 le nombre d’emplois dans ce secteur stratégique.

Des moyens supplémentaires pour la santé

Parce que le secteur de la santé est particulièrement sensible à cette menace de cyberattaque, nous déployons des moyens supplémentaires :

➜ 350 millions d’euros du Ségur de la santé au numérique sont mobilisés pour renforcer la sécurité des systèmes d’information de santé (notamment ceux impliqués dans les échanges de données du parcours de soin)

➜ Mise en place un observatoire permanent du niveau de sécurité des établissements de santé pour coordonner les pratiques, surveiller les vulnérabilités et mutualiser les expériences.

➜ Nous accentuons la sensibilisation à la cybersécurité dans les cursus de formation pour éviter toute négligence susceptible d’être exploitée par des pirates informatiques.

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