Réforme de l’hébergement d’urgence : nous mettons fin à la “gestion au thermomètre”

Des efforts inédits ont été faits pour créer et maintenir un nombre historiquement haut de places d’hébergement dans le contexte de crise sanitaire. En lien avec la Fédération des Acteurs de la Solidarité, Emmanuelle Wargon, Ministre déléguée au Logement a annoncé ce lundi 6 septembre un changement de modèle sur la gestion de l’hébergement, pour passer d’une gestion dans l’urgence à une programmation structurelle sur plusieurs années.

L’accès au Logement grâce au plan Logement d’abord

Lancé en septembre 2017 par le Président de la République, le plan pour le Logement d’abord et la lutte contre le sans-abrisme fait de l’accès direct au logement une priorité pour la réinsertion des personnes sans domicile.

Du 1er janvier 2018 au 30 juin 2021, 280 000 personnes sans domicile fixe, à la rue ou en centre d’hébergement ont accédé au Logement. 

Logement d’abord propose un accès le plus direct possible au logement, sans passer par le long parcours dans diverses structures d’hébergement avant de pouvoir éventuellement accéder à un logement.

Les résultats du Logement d’abord présentent chaque année une évolution à la hausse. 

➜ En 2018, 72 000 personnes à la rue ou hébergées avaient accédé à un logement.

➜ En 2019, 80 000 personnes et en 2020, malgré la crise sanitaire, 82 000 personnes. 

Au 1er semestre 2021, 46 000 personnes ont accédé à un logement, contre 33 000 l’année dernière sur la même période.   

Accompagner le sans-abrisme pendant la crise sanitaire

En parallèle, le gouvernement s’est fortement mobilisé, avec les associations, pour mettre à l’abri le plus de personnes possible pendant la crise sanitaire

40 000 places d’hébergement supplémentaires ont été créées entre 2020 et 2021, portant le parc total à 200 000 places.

Avec la crise du Covid-19, le ministère du Logement a rompu avec cette « gestion au thermomètre », annonçant le 21 mai qu’il gardait les 43 000 places d’hébergement d’urgence créées depuis le premier confinement (mars 2020) ouvertes jusqu’à fin mars 2022 au moins.

Le gouvernement a ainsi rompu avec la « gestion au thermomètre » de l’hébergement, un modèle où les personnes sans-abris sont renvoyées de leur hébergement d’accueil au retour des beaux jours. Réunie avec les associations du secteur, Emmanuelle Wargon a annoncé vouloir mettre en place une programmation pluriannuelle pour nous donner de la visibilité et du pilotage.

Mettre en place une politique structurelle de l’hébergement des plus démunis 

Malgré ce nombre de places d’hébergement historiquement élevé, il reste encore trop de personnes sans solution, à la rue ou hébergées dans des structures qui ne sont pas adaptées, comme les hôtels. Il est nécessaire de mettre définitivement fin à la gestion dans l’urgence et de construire une politique structurelle, avec une visibilité sur le long terme, en lien avec les associations.

Emmanuelle Wargon s’est dite très favorable au principe d’une programmation pluriannuelle, qui intégrerait l’hébergement et le Logement d’abord et permettrait d’en finir avec la gestion dans l’urgence. Elle a demandé à la Délégation Interministérielle à l’hébergement et l’accès au logement (Dihal) de travailler dès à présent avec la Fédération des Acteurs de la Solidarité et les associations du secteur pour poser les bases de cette programmation. Le rendu des groupes de travail aura lieu au premier trimestre 2022.

Cette programmation pluriannuelle de l’hébergement et du Logement d’abord permettra :

➜ d’avoir une visibilité sur le nombre de places sur 5 ans

➜ de prévoir, programmer, anticiper et transformer les places en fonction des besoins des territoires et des publics

elle améliorera l’accompagnement des personnes  en leur proposant des solutions dignes et adaptées. 

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